Whatever

Words keep Falling Apart (Book 3)

Archive for juillet, 2010

En équilibre précaire.
Perchée tout en haut de ce mur qui sépare les deux états d’esprit qui s’affrontent en moi.
Et cette question qui se pose, qui tourne en boucle. « De quel côté se laisser tomber ? »
De l’un, il y a la sécurité. L’absence de prise de risque. L’égoïsme farouche qui protège des blessures. La facilité, probablement.
De l’autre, il y a la possibilité de souffrir à nouveau. La mise en danger de soi.
Oui mais de l’un, il y a aussi, au final, la solitude. La stagnation. L’absence totale de construction.
Et de l’autre il y a l’éventualité que tout ne soit pas toujours obligé de mal finir.
En équilibre précaire.
J’ai tenté de sauter. De prendre un risque. Un court instant, je me suis mise à découvert. Oh, de pas grand chose, un tout petit pas hors de la tranchée, un bout de chair qui dépasse, un bout d’âme, une plaque d’armure qui saute. Mais à découvert tout de même.
Assez cependant pour prendre une estafilade.
Assez pour remonter vite vite vite sur le mur.
Assez pour se souvenir que se permettre d’espérer, que se permettre d’avoir envie, c’est s’exposer, c’est prendre le risque de souffrir.
En équilibre précaire.
Terriblement envie de replonger de ce côté devenu si familier ces derniers mois, du risque zéro, de l’engagement zéro, du sentiment zéro.
Mais conscience aussi que cela ne peut pas me rendre heureuse.
L’avantage c’est que ça a peu de risque de me rendre malheureuse.
Alors quoi ?
Il m’a dit que j’étais trop torturée. Trop sensible. Lui, le premier à qui, depuis 1 an et 5 mois, je laisse entrevoir qui je suis, sans masque, sans retenue, sans jeu.
Alors quoi ?
Retourner de l’autre côté, jouer à séduire gratuitement, poser des frontières infranchissables, ne rien partager de vrai ?
J’ai pris un risque et j’ai perdu.
Combien de temps me faudra-t-il pour accepter d’en prendre un autre ?
En équilibre précaire, oui et une envie monstrueuse de prendre mes jambes à mon cou et de retourner dans le cocon protecteur de la vie au jour le jour, sans conséquences, sans lendemain.

Et qui ne mène à rien.

Oui, je sais.

posted by flaoua in Love, etc.. at 3:53