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Words keep Falling Apart (Book 3)

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Cormac McCarthy - La RouteC’est sur les conseils d’un pote que j’ai découvert, tardivement, « La Route  » de Cormac McCarthy, prix Pullitzer 2007 et récemment paru en poche.

Comme toujours lorsqu’un bouquin me retourne vraiment, j’ai beaucoup de mal à expliquer pourquoi et à en faire l’article autrement que par un « ptin faut absolument que tu lises ça, c’est juste génial » (sic). Sauf que celui-ci mérite probablement un peu plus, m’ayant coûté deux nuits blanches, incapable que j’étais de descotcher. Ah, et un putain de torrent de larmes sur la fin aussi, mais ça c’est parce que je suis rien qu’une grosse madeleine sentimentale.

Si on me demandait dans quel genre classer « La Route », mon premier réflexe serait probablement de dire que c’est un roman post-apocalyptique. Sauf que post-apo, tout de suite, ça fait un peu Mad Max, un peu Tank Girl, un peu Mutant Chronicles, ça sent le chevelu en cuir sur une grosse moto et les armes de guerre lourdes post-technologiques (ouais, je sais, ça veut rien dire « post-technologique » mais jme comprends).
Alors disons juste que l’histoire se déroule dans un monde post-apocalyptique, une Terre dévastée par une quelconque catastrophe planétaire (ça sent le conflit nucléaire qui aurait dégénéré mais à aucun moment l’auteur ne l’explicite), un monde calciné, totalement mort (faune et flore annihilés) et recouvert d’une couche de cendre qui va jusqu’à presque occulter le soleil.
C’est l’histoire d’un homme et de son fils qui parcourent ce monde mort, marchant sur la Route, vers le sud, toujours, pour fuir l’hiver glacial qui approche, poussant devant eux un caddie de supermarché rempli de leurs possessions, glanées au cours du voyage et muni d’un rétroviseur chromé dans lequel ils surveillent l’éventuelle apparition des « méchants ». Ceux-là, ce sont d’autres survivants, meutes ultra-violentes pratiquant le vol, l’esclavage, le viol et le cannibalisme.
C’est l’histoire d’un homme et de son fils qui marchent vers on ne sait trop quoi, qui s’accrochent désespérément à une vie qui n’a plus d’autre but que la survie en elle-même.

C’est sec et dur, c’est sans concession, c’est triste et rude mais je ne sais pas pourquoi j’ai aussi trouvé ça plein d’espoir.

Pour finir, juste une petite citation : « Comment saurait-on qu’on est le dernier Homme sur Terre ? »

Lisez.

N.B: Je ne sais pas trop ce que vaut l’édition française grand format mais le poche est une catastrophe bourré de coquilles abominables (genre des mots entiers qui manquent). Si vous n’êtes pas trop près de vos sous, achetez le en grand format (ou mieux, en VO).

posted by flaoua in Epistophage at 19:11