Whatever

Words keep Falling Apart (Book 3)

Archive for the ‘Love, etc..’ Category

22/04/2011

(a)Frayed

Et tu vois, 10 ans plus tard, c’est toujours les mêmes réflexes, instinct de survie, mode radar enclenché, trouver la niche, le cocon, le Lieu Sûr. Celui où malgré toutes tes imperfections, malgré tous tes échecs, malgré tous tes comportements à peine dignes d’être qualifiés d’humains, on t’accueillera, avec un minimum de questions, et quoi qu’il arrive toujours autant d’amour.
La seule vraie différence c’est qu’il y a 10 ans on t’aurait collé une enième Vodka-Truc sous le nez, alors que maintenant Doud, prévoyant, te fait boire de l’eau, encore et encore.
Autant que tu en pleures, c’est ça que tu te dis.
Vases communiquants.
Ouais et puis aussi, probablement, en ce temps là, tu serais allée lui parler, à Ta Dame, encore et encore, épancher, lui cracher, absolument tout.
Sauf que tu ne peux plus lui dire.
Sauf qu’elle ne t’écouterait probablement pas.
Seule et sale.
A grappiller trois battements de coeur dans les ruelles de la Cité.
Vampire, va.

posted by flaoua in Drunk,Love, etc..,Whatever at 5:36

La fille vient de raccrocher le téléphone. Et elle pleure, évidemment. De façon surprenante, pourtant, pas sur la mort définitivement irréversible d’une non-histoire de même pas amour. Elle pleure parce qu’elle aussi elle voudrait que sa vie soit une comédie romantique. Et qu’elle est persuadée que ce ne sera pas le cas.
Elle pleure à gros sanglots, la fille. Elle a toujours été très douée pour ça. Madeleine version fontaine qui déborde.
Elle se dit qu’il faut qu’elle s’arrête. Qu’il est déjà tard, qu’elle a encore 2 lessives à faire tourner, une valise à préparer, un appartement à ranger, et puis la route à prendre dans quelques heures. En prévision, la fille, sa Twingo, l’Autoroute et Portishead, à fond, en boucle, encore et encore. Et des larmes, probablement. Souvent, ces derniers temps, la fille pleure au volant.
Un tas de choses à faire. Et juste pas envie. Juste la tentation de se rouler en boule et de voir si ça passe. Dans une heure, dans dix, dans cent.
Et là, sur son écran, ça clignote, ça attire son attention. C’est un Ami. A majuscule. Il va pas toujours formidablement bien ces derniers temps, alors la fille prend sur elle, repousse l’envie de se rouler en boule et répond.
La fille : « Oui ? »
L’Ami : « C’est juste pour aller boire des coups. »
C’est magique, c’est télépathique. C’est très exactement ce qu’il faut, quand il faut, avec qui il faut.
30 minutes plus tard, comprenant un enfilage de jean/tshirt/NewRocks, un coup de brosse à cheveux, quelques kilomètres en Twingo et une place de parking providentielle à 10 mètres du bar, la fille trinque avec l’Ami. Bière pour lui, cocktail sucré à base de vodka pour elle.
4 heures, plusieurs bières pour lui, plusieurs cocktails sucrés à base de vodka pour elle, un pèlerinage au Shywawa, un pot pourri de hard rock des années 90, une improbable chanson de mauvais rappeur des bacs à sables, 2 ballades à pied, et tout plein de conversations plus tard, la fille est rentrée chez elle.
Comme toujours, ces bouts de nuit, le plus souvent improvisés, avec l’Ami, l’ont apaisée. Pour quelques heures seulement, sûrement, quelques jours, au mieux.
Mais c’est déjà ça.
Et comme aucune comète ne s’est écrasée sur le Panthéon, une date est gravée dans son calendrier.
8 février 2011.
D’ici là, la comédie romantique aura débarqué. Promis, juré.
You know you will be held accountable for it, if it doesn’t happen, don’t you ?

Tout à l’heure, la route sera probablement dure. Mais ça ne sera qu’à cause de la fatigue, et non des larmes.
Et pour cela, la fille remercie l’Ami.

posted by flaoua in Drunk,Love, etc..,Whatever at 3:11

En équilibre précaire.
Perchée tout en haut de ce mur qui sépare les deux états d’esprit qui s’affrontent en moi.
Et cette question qui se pose, qui tourne en boucle. « De quel côté se laisser tomber ? »
De l’un, il y a la sécurité. L’absence de prise de risque. L’égoïsme farouche qui protège des blessures. La facilité, probablement.
De l’autre, il y a la possibilité de souffrir à nouveau. La mise en danger de soi.
Oui mais de l’un, il y a aussi, au final, la solitude. La stagnation. L’absence totale de construction.
Et de l’autre il y a l’éventualité que tout ne soit pas toujours obligé de mal finir.
En équilibre précaire.
J’ai tenté de sauter. De prendre un risque. Un court instant, je me suis mise à découvert. Oh, de pas grand chose, un tout petit pas hors de la tranchée, un bout de chair qui dépasse, un bout d’âme, une plaque d’armure qui saute. Mais à découvert tout de même.
Assez cependant pour prendre une estafilade.
Assez pour remonter vite vite vite sur le mur.
Assez pour se souvenir que se permettre d’espérer, que se permettre d’avoir envie, c’est s’exposer, c’est prendre le risque de souffrir.
En équilibre précaire.
Terriblement envie de replonger de ce côté devenu si familier ces derniers mois, du risque zéro, de l’engagement zéro, du sentiment zéro.
Mais conscience aussi que cela ne peut pas me rendre heureuse.
L’avantage c’est que ça a peu de risque de me rendre malheureuse.
Alors quoi ?
Il m’a dit que j’étais trop torturée. Trop sensible. Lui, le premier à qui, depuis 1 an et 5 mois, je laisse entrevoir qui je suis, sans masque, sans retenue, sans jeu.
Alors quoi ?
Retourner de l’autre côté, jouer à séduire gratuitement, poser des frontières infranchissables, ne rien partager de vrai ?
J’ai pris un risque et j’ai perdu.
Combien de temps me faudra-t-il pour accepter d’en prendre un autre ?
En équilibre précaire, oui et une envie monstrueuse de prendre mes jambes à mon cou et de retourner dans le cocon protecteur de la vie au jour le jour, sans conséquences, sans lendemain.

Et qui ne mène à rien.

Oui, je sais.

posted by flaoua in Love, etc.. at 3:53
12/06/2010

Inertia Creeps

Bientôt 3 mois.
3 mois de silence.
3 mois d’une nouvelle page, d’une nouvelle vie.
3 mois passés à me persuader que, finalement, tout va bien.
3 mois à gérer.
A mentir.
« Alors, pas trop dur de vivre toute seule ?
- Oh non, tu vois, au début je pensais vraiment que j’allais en chier, mais au final, c’est plus facile que ce que je pensais. »
Bullshit.
A 31 ans, je vis seule pour la première fois de ma vie.
Et la solitude me bouffe, tout doucement.
Je m’enfouis dans le boulot, parce que c’est la seule chose à faire, et puis parce qu’il y a les traites de l’appartement à rembourser, aussi.
Journées de merde, journées de robot, levée 7h, 7h15 au boulot, vague pause bouffe, 21h arrêt du boulot, zombification devant la télé.
Je l’ai voulue cette vie là, j’ai signé avec mon sang, ou presque, pour l’obtenir.
No fucking strings attached, personne pour interférer dans mon si précieux espace personnel.
Ouais mais chérie, ce que t’avais pas prévu c’est cette putain d’abîme de solitude, ce besoin viscéral d’un autre.
Les soirs comme celui-ci, je voudrais pouvoir sortir de ma chambre, pousser la porte de celle de Kalou, tête enfouie dans son oreiller, probablement les pieds au mur, couvrir le cliquetis de son clavier avec toutes les idioties qui me passent par le crâne, être 2, ne pas être confrontée à moi et moi et encore rien que moi.
Ben oui mais, chérie, tu l’as voulu tout ça, t’as même fait un sacré ménage dans ta vie, envoyé loin de toi tous ces jolis corps qui te tenaient chaud la nuit.
Repartir à zéro.
Tourner cette putain de page.
Ça, c’est fait.
Ce que t’avais pas prévu, c’est que la nouvelle page serait d’un blanc tellement immaculé que ça te donnerait envie de tirer des balles au hasard, rien que pour tacher tout cet ennui de rouge sang.
Ce que t’avais pas prévu, c’est qu’à force de tenir les gens loin de toi, ils finiraient par devenir des étrangers.
Timidement, ces derniers temps, tu glisses des indices dans les conversations.
« Ça va toi ?
- Non, pas vraiment. »
Intérêt poli, deux  ou trois questions qui masquent l’indifférence.
Est-ce que c’est à ça qu’elle ressemble la crise de la trentaine ?
Cette putain d’impression d’être, tout simplement,
seule
au
monde.

Ça va toi ?
Non, pas vraiment.

posted by flaoua in Drunk,Love, etc..,Whatever at 2:06

Inscription sur le mur d'une chambre - Hôtel Mama Shelter - 24 Août 2009

C’est un peu comme pour le soir de mes 30 ans. Il aurait été si simple, si confortable, de céder à l’auto-apitoiement, de me laisser glisser, bercer, juste un peu, dans le ressassement malsain, encore et encore, de retourner avec une délectation toute morbide le couteau dans cette plaie finalement toujours ouverte, même si moins béante.
Pour mes 30 ans, c’est malgré moi que j’ai été sauvée. Malgré moi et grâce à l’intervention divine d’une poignée d’amis qui ont décidé qu’il était hors de question de m’abandonner à mes idées noires.
Pour ce 24 août, j’avais décidé de me sauver moi-même, et, encore mieux, de faire un pied de nez définitif au destin et à cette date, de la fêter, réellement, totalement.

Dans la chaleur de cette chambre d’hôtel design, savourant chaque minute, chaque frisson, chaque caresse, chaque contact de cette peau si douce, c’est avec une joie sauvage que j’ai définitivement dit adieu à cette célébration annuelle.

posted by flaoua in Love, etc..,Pixelized at 18:52

Ma playlist sur le thème « post break-up angry songs » n’est pas encore terminée.
Mais, ce 24 août étant une date tout à fait spéciale, il me fallait tout de même poster une chanson pour marquer le coup.
Voici donc, en exclusivité, un avant-goût du genre de morceaux que contiendra cette playlist.

Et les paroles qui vont avec :

I’m feeling mean today
Not lost, not blown away
Just irritated and quite hated
Self control breaks down
Why’s everything so tame?
I Like my life insane
I’m fabricating and debating
Who I’m gonna kick around

Right now
Can’t find a way
To get across the hate
When I see you

Right now
I feel it scratch inside
I want to slash and beat you

Right now
I rip apart the things inside
That excite you

Right now
I can’t control myself
I fucking hate you

I’m feeling cold today
Not hurt just Fucked away
I’m devastated and frustrated
God I feel so bound
So why’d I feel the need?
I think it’s time to bleed
I’m gonna cut myself
and watch the blood hit the ground

Right now
Can’t find a way
To get across the hate
When I see you

Right now
I feel it scratch inside
I want to slash and beat you

Right now
I rip apart the things inside
That excite you

Right now
I can’t control myself
I fucking hate you

You open your mouth again
I swear I’m gonna break it
You open your mouth again,
My God I cannot take it

Shut up, shut up, shut up or I’ll Fuck you up
Shut up, shut up, shut up or I’ll Fuck you up
Shut up, shut up, shut up or I’ll Fuck you up!
Shut up, shut up, shut up or I’ll Fuck you up!
Shut up, shut up, shut up or I’ll Fuck you up!
Shut up, shut up, shut up or I’ll Fuck you up!

Right now
Can’t find a way
To get across the hate
When I see you

Right now
I feel it scratch inside
I want to slash and beat you

Right now
I rip apart the things inside
That excite you

Right now
I can’t control myself
I fucking hate you

I fucking hate you
I fucking hate you (Shut up!)

Shut up!

Korn – Right Now

posted by flaoua in Love, etc..,Noise at 17:15
24/08/2009

Exorcisme #4

Happy birthday, dickhead.

posted by flaoua in Love, etc..,Pixelized at 16:44
15/08/2009

Exorcisme #3

Eglise St Eustache - Paris - Août 2009

posted by flaoua in Love, etc..,Pixelized at 18:49
11/08/2009

Emerveillement

Il a des hanches merveilleusement
étroites
et sur sa peau de fille les grains de beauté
parsemés
forment de minuscules
constellations.
Sous mes doigts qui le parcourent
crépitent
des étincelles.

posted by flaoua in Love, etc.. at 4:35
09/08/2009

Exorcisme #2

Rien que moi - Plage de Trouville - Août 2009

posted by flaoua in Love, etc..,Pixelized at 18:30