Whatever

Words keep Falling Apart (Book 3)

Archive for the ‘Pixelized’ Category

25/11/2010

Heartbeat

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posted by flaoua in Noise,Pixelized at 1:09

Avion d'Etihad - Aeroport d'Abu Dhabi - En transit pour Bangkok

Il y a d’abord eu la première claque. Anticipée, attendue, fantasmée, même. Mais pas moins forte pour autant.
Alors que les portes automatiques de l’aéroport de Suvarnabhumi se referment derrière moi dans un chuintement, je savoure, béate, la vague d’air chaud et moite qui m’arrive en pleine tête. Dans les 35 degrés à peu de choses près. Et dans les 90% d’humidité, probablement.
Plus tard, cela deviendra trop lourd, crevant, limite incapacitant.
Mais là, dans ces premières minutes, je me repais de cette atmosphère, je la goûte, j’en savoure chaque goulée et c’est tout simplement l’extase car cela veut dire une chose : me voilà de retour à Bangkok.
Bangkok et sa circulation frénétique, ses temples nichés au milieu des buildings, ses étals de nourriture fabuleuse, ses marchés labyrinthiques, ses chauffeurs de tuk-tuk shootés au M150 et à l’adrénaline, ses centres commerciaux démesurés, ses klongs bordés de maisonnettes d’un autre âge, ses hôtels d’un luxe inimaginable en Europe pour le prix d’un Ibis en banlieue parisienne. Bangkok, vivante, pulsante, enivrante, magique.

Bangkok vue de nuit depuis le sky bar au 64ème étage de l'hôtel Lebua

Après, il y aura Ayutthaya, cité-ruine chargée d’histoire et de spiritualité, de bouddhas multi-centenaires décapités, de chedis et de prang phalliques, témoins muets d’un âge d’or révolu.
Après, encore, un train de nuit brouillé par les effluves de litres de bière Thaï et de curry incendiaire, un bus improbable dont les ventilateurs tentent de décapiter les aventureux farangs venus s’y glisser, et, enfin, après des heures de voyage, la deuxième claque.
Sur des centaines de kilomètres carrés, un lac a englouti la forêt tropicale, dont le sommet émerge tout autour, et parfois en plein milieu aussi. De la nature plein la gueule, vierge, fabuleusement foisonnante, vivante, emplie des hululements des gibbons et des sonneries des cigales locales, imitant à la perfection des milliers d’alarmes incendie se déclenchant simultanément.
Réveil sur le lac, aube embrumée, pas un seul son civilisé. Sensation de bout du monde.

Lever du jour sur le lac de Chiao Lan - Khao Sok

La jungle. Inhospitalière, c’est le moins qu’on puisse dire. Les esprits ont pourtant été apaisés, mais cela ne suffira pas. Les sangsues festoient de notre riche sang de farangs citadins. Nuit brève et agitée, rêves de créatures rampantes avides de prélever leur tribut. Accalmie le lendemain, baignades, rire, petit festin en bord de rivière au fin fond de nulle part, sous les hululements narquois des gibbons qui se planqueront jusqu’au bout.
Quelques jours sur le lac, encore, déconnexion totale, parfaitement en dehors de la réalité.
Plus tard .. Adieu à nos guides et à nos hôtes, dernière moisson d’images, de sourires et de bienveillance.
Un dernier trek, la plus grande fleur du monde, un serpent aussi rare qu’il est mortel (« Oh, on dirait un lacet de chaussure« ), un caméléon qui pose complaisamment, nos palais pourtant habitués qui s’enflamment sous la morsure d’un laab kaï divinement parfumé et déja, nous revoilà sur la route.
Plus loin, un ferry, un embarcadère, une île si peu peuplée qu’on pourrait presque la qualifier de déserte.
Paysages de carte postale.

Crépuscule à Koh Kho Khao

Resort fantôme, une armée à notre service, paysage idyllique version Truman Show, bordé de finitions approximatives. De la piscine à la plage, de la plage à la piscine, bains de ce soleil brûlant qui caramélise nos peaux, esprit vide, corps au repos. Lecture, massages, respiration.

Koh Kho Khao - Andaman Princess Resort

Mais parfois, aussi, je saute sur le lit …

Flaoua fait du bed jumping à Koh Kho Khao - Photo by Manu Sauvage

Et puis enfin, d’un coup d’avion, retour à la frénésie de Bangkok, dernière plongée dans le luxe le plus absolu, suite absolument indécente au Lebua, dîner à ciel ouvert au 63ème étage, flânerie dans la nuit du Suan Lum et dans les méandres de Chatuchak, soirée improbable au milieu d’expats à des milliers de kilomètres du mal du pays.
Se perdre une dernière fois autour de Siam Square, acheter des pacotilles au MBK Center, savourer une dernière mangue au goût de paradis, un dernier khao niaw, mettre à l’eau un Krathong chargé d’espoir et de rêves informulés …

Faire ses adieux à Bangkok.
Se jurer de revenir, encore. Et d’y rester, peut-être.

Bangkok de nuit depuis le Vertigo Sky Bar - 52ème étage du Banyan Tree

(pour l’intégralité des photos : Mon Flickr)

posted by flaoua in Elsewhere,Pixelized at 3:07

Voici la vue depuis mon nouveau chez moi :
Paris la nuit, depuis ma fenêtre

Alors ok, je viens de m’endetter sur 25 ans et ça me fait flipper à mort, et puis ça ne sera vraiment chez moi qu’après je ne sais combien de semaines de travaux et de milliers d’euros supplémentaires et ok, pour la première fois en 30 balais je vais vivre seule et ça aussi c’est un peu flippant, mais, franchement, à chaque fois que je regarde par la fenêtre, je me dis que ça n’a vraiment pas beaucoup d’importance.

posted by flaoua in Pixelized,Whatever at 19:32

Inscription sur le mur d'une chambre - Hôtel Mama Shelter - 24 Août 2009

C’est un peu comme pour le soir de mes 30 ans. Il aurait été si simple, si confortable, de céder à l’auto-apitoiement, de me laisser glisser, bercer, juste un peu, dans le ressassement malsain, encore et encore, de retourner avec une délectation toute morbide le couteau dans cette plaie finalement toujours ouverte, même si moins béante.
Pour mes 30 ans, c’est malgré moi que j’ai été sauvée. Malgré moi et grâce à l’intervention divine d’une poignée d’amis qui ont décidé qu’il était hors de question de m’abandonner à mes idées noires.
Pour ce 24 août, j’avais décidé de me sauver moi-même, et, encore mieux, de faire un pied de nez définitif au destin et à cette date, de la fêter, réellement, totalement.

Dans la chaleur de cette chambre d’hôtel design, savourant chaque minute, chaque frisson, chaque caresse, chaque contact de cette peau si douce, c’est avec une joie sauvage que j’ai définitivement dit adieu à cette célébration annuelle.

posted by flaoua in Love, etc..,Pixelized at 18:52
24/08/2009

Exorcisme #4

Happy birthday, dickhead.

posted by flaoua in Love, etc..,Pixelized at 16:44
20/08/2009

Treasure

Cueillette de mûres sauvages - Belle Ile en Mer - Août 2009

posted by flaoua in Pixelized at 19:43
18/08/2009

Sillages

Ciel bleu, halo ensoleillé, oiseau et trainée d'avion - Belle Ile en Mer - Août 2009

posted by flaoua in Pixelized at 23:19
15/08/2009

Exorcisme #3

Eglise St Eustache - Paris - Août 2009

posted by flaoua in Love, etc..,Pixelized at 18:49
09/08/2009

Exorcisme #2

Rien que moi - Plage de Trouville - Août 2009

posted by flaoua in Love, etc..,Pixelized at 18:30

Il y a quelques temps déjà, je me suis retrouvée avec deux invitations pour l’Evian Masters, probablement l’une des plus prestigieuses compétitions du circuit féminin professionnel.
Du coup, me voilà débarquant dans la chambre de Kalou et lui disant « Hey, ça te dit qu’on se fasse un week-end à Evian fin juillet pour aller mater des filles jouer au golf ? ».
Comme ça, sur le coup, j’avoue, je m’attendais plutôt à essuyer un refus. Kalou et le golf, disons que c’est pas la passion brûlante.
Et là, surprise, allez savoir pourquoi, l’appel des Alpes ou des jupettes des golfeuses (plus probablement), le voilà qui me dit banco.
C’est comme ça qu’on s’est retrouvés tous les deux sur le parcours de l’époustouflant golf d’Evian, à crier des encouragements à des petites balles blanches qui n’en finissaient plus de ne pas vouloir rentrer dans le trou. L’avantage de suivre une compétition de golf c’est que c’est quand même clairement moins peuplé que les bords de route du Tour de France, franchement moins pollué et surtout, avouons le, les golfeuses en jupe rose, c’est quand même ultra plus sexy que les cyclistes en moule burnes. Enfin, chacun ses goûts.
Bon mais comme y a pas que le golf dans la vie, on a aussi bu des coups au soleil au bord du lac Léman, lézardé à la piscine de l’hôtel et fait sauter la banque au casino du coin.
C’était chouette, ça avait comme une petite odeur de vacances volées, Kalou et moi, rien que nous deux et le soleil, ça faisait un paquet de temps et ça fait un bien fou.

Ce week-end m’a aussi permis de faire connaissance avec mon nouveau jouet, un bridge Panasonic Lumix DMC FZ28. J’ai pas encore totalement apprivoisé la bestiole mais je sens qu’on va être copains tous les deux. Voici donc quelques photos. Qu’on se rassure, je ne vous infligerai pas ici les 350 photos de golf que j’ai shootées pendant ces deux jours.  Pour ceux que ça intéresserait elles sont disponibles sur mon flickr (l’album, à l’heure où je poste, n’est que partiellement tagué et nommé mais bon, c’est long, 350 photos, bordel).

Panneau indicateur sur le lac Léman

Paula Creamer en pleine action

Paula Creamer, mais en rose

Paula Creamer toujours mais qui montre sa culotte

Comme quoi, le golf, c’est pas que des grands blacks à casquettes ;p

* : Si ça c’est pas un titre aguicheur …

posted by flaoua in Greens & Fairways,Pixelized at 1:55