Whatever

Words keep Falling Apart (Book 3)

En équilibre précaire.
Perchée tout en haut de ce mur qui sépare les deux états d’esprit qui s’affrontent en moi.
Et cette question qui se pose, qui tourne en boucle. « De quel côté se laisser tomber ? »
De l’un, il y a la sécurité. L’absence de prise de risque. L’égoïsme farouche qui protège des blessures. La facilité, probablement.
De l’autre, il y a la possibilité de souffrir à nouveau. La mise en danger de soi.
Oui mais de l’un, il y a aussi, au final, la solitude. La stagnation. L’absence totale de construction.
Et de l’autre il y a l’éventualité que tout ne soit pas toujours obligé de mal finir.
En équilibre précaire.
J’ai tenté de sauter. De prendre un risque. Un court instant, je me suis mise à découvert. Oh, de pas grand chose, un tout petit pas hors de la tranchée, un bout de chair qui dépasse, un bout d’âme, une plaque d’armure qui saute. Mais à découvert tout de même.
Assez cependant pour prendre une estafilade.
Assez pour remonter vite vite vite sur le mur.
Assez pour se souvenir que se permettre d’espérer, que se permettre d’avoir envie, c’est s’exposer, c’est prendre le risque de souffrir.
En équilibre précaire.
Terriblement envie de replonger de ce côté devenu si familier ces derniers mois, du risque zéro, de l’engagement zéro, du sentiment zéro.
Mais conscience aussi que cela ne peut pas me rendre heureuse.
L’avantage c’est que ça a peu de risque de me rendre malheureuse.
Alors quoi ?
Il m’a dit que j’étais trop torturée. Trop sensible. Lui, le premier à qui, depuis 1 an et 5 mois, je laisse entrevoir qui je suis, sans masque, sans retenue, sans jeu.
Alors quoi ?
Retourner de l’autre côté, jouer à séduire gratuitement, poser des frontières infranchissables, ne rien partager de vrai ?
J’ai pris un risque et j’ai perdu.
Combien de temps me faudra-t-il pour accepter d’en prendre un autre ?
En équilibre précaire, oui et une envie monstrueuse de prendre mes jambes à mon cou et de retourner dans le cocon protecteur de la vie au jour le jour, sans conséquences, sans lendemain.

Et qui ne mène à rien.

Oui, je sais.

posted by flaoua in Love, etc.. at 3:53
  1. Le 18-07-2010 à 01:13 Ravana Said,

    :’(

  2. Le 19-07-2010 à 12:24 ixefive Said,

    C’est comme réapprendre à marcher, on tombe et on s’écorche les genoux… Peut-être ne faut-il par commencer par une pente vertigineuse…

  3. Le 19-07-2010 à 05:16 Olivier Said,

    Toujours du côté qui fait mal.
    Toujours.
    Regarde-les, les autres, ce qui ont choisi le côté mou, l’autre côté.
    Regarde-les, ils sont presque éteints. Ils sont déjà vieux.
    Toujours du côté qui fait mal.
    Toujours.
    Même si ça fait mal.

  4. Le 19-07-2010 à 07:55 kalatch Said,

    « L’avantage c’est que ça a peu de risque de me rendre malheureuse. »

    Détrompes toi. Ce côté là, au contraire, a toutes les chances de te rendre malheureuse. Oh bien sûr, pas au début. Au début c’est sécurisant, c’est doux et c’est rassurant. Sauf qu’à ces sentiments viendront se mêler le manque, les regrets. Et finalement l’amertume. Arrivée à ce point, tu n’auras plus le choix du coté à choisir. Tu n’auras ni la force ni les capacités à passer de l’autre côté. Le mur sera devenu infranchissable.

    Et puis merde quoi, laisses les cons là ou ils sont. S’ils ne savent pas apprécier la personne que tu es, le problème vient d’eux et certainement pas de toi. Tu es comme tu es, unique et entière (et puis jolie, intelligente, talentueuse … ;) ).

    Alors t’es gentille, tu te ramasses, tu te bouges et tu sautes une bonne fois pour toutes du coté de la vie. Et tu mets un panneau « Attention danger » à ce foutu mur.

  5. Le 19-07-2010 à 09:25 equilibre instable? Said,

    c’est pas la definition de la vie?

  6. Le 20-07-2010 à 12:06 plus Said,

    evoluer ensemble, le reve… autant dire impossible ou au minimum exception…

  7. Le 20-07-2010 à 03:15 plus Said,

    puisqu’esprit, je suis fiction
    puisque de chair, je concretise, realise
    -:|:-:|:- [points de suspension, ondulants... oscillations]

  8. Le 20-07-2010 à 10:59 ixefive Said,

    Ce n’est pas parce que c’est impossible qu’on ose pas. Mais parce qu’on ose pas que c’est impossible. (Sénèque)

    Moi je dis c’est possible, si si !. (tsss tsss !… pas de découragement Mamzelle Flaoua) On repart à l’assaut.

    Cela ne veut pas dire se découvrir complètement et d’entrée de jeu (façon de parler) Celui qui fais mine de pas comprendre, c’est qu’il ne comprends pas. Donc pas d’intérêts mutuels.

  9. Le 20-07-2010 à 02:27 trotro Said,

    evoluer: ds le sens, aller chercher son essence, ensemble: partager
    rien de trotro, ds tout ca… (sauf a vouloir prendre, uniquement…)
    et replis sur soi, peut etre vrai aussi a deux… (ou plus!) :-)

  10. Le 20-07-2010 à 10:55 Bounty Said,

    Hum.. Que dire … Que faire…Et sur le mur … Ça va comment ?
    Pas le moment de perdre ton armure a 100 000 PO ? Pourquoi ne pas changer de classe tout simplement ? Poser les armes et revenir aux enchantements ?

  11. Le 22-07-2010 à 07:51 Xavier Said,

    Mince, j’avais laissé un commentaire, il s’est fait bouffer, gn, limbes du virtuel.

    Bon, bref : *hugs*

  12. Le 27-07-2010 à 12:03 S Said,

    tente le sort, ajoute du hasard, fait quelque chose d improbable.

  13. Le 02-02-2011 à 10:33 coin de nappe Said,

    et un zeste de souvenirs d’antan

Add A Comment